Par Compta Spot · Mis à jour le 31 octobre 2026 · Guide pratique
Partir du disponible et des engagements
Le solde bancaire d’aujourd’hui ne suffit pas à savoir si la prochaine paie pourra être réglée. Listez les paiements déjà engagés : fournisseurs, salaires, loyers, emprunts et autres échéances. Ajoutez les encaissements attendus, en distinguant les ventes au comptoir des clients qui paient plus tard. Un horizon de treize semaines permet de voir les décalages sans construire un budget trop lourd. Le tableau doit rester lisible : une colonne par semaine, une ligne par grande catégorie et un solde de fin de semaine. Ne présentez pas une facilité bancaire non confirmée comme une somme disponible ; identifiez-la séparément comme une hypothèse à discuter.
Raisonner en flux réellement encaissés et payés
Dans un plan de trésorerie, la date de paiement est décisive. Exemple illustratif : un fournisseur facture 3 000 € cette semaine, mais le règlement est prévu la semaine suivante. La sortie apparaît à la date prévue du paiement, pas au moment où la facture arrive. À l’inverse, une vente sur facture n’alimente pas la banque avant son règlement. Le traitement des taxes doit être cohérent avec les montants saisis et le calendrier retenu avec le cabinet. Évitez de mélanger des flux TTC avec des charges HT sans ajustement. Notez les hypothèses explicitement, pour pouvoir expliquer pourquoi le solde prévisionnel change d’une version à l’autre.
Construire un scénario prudent
Préparez au moins une variante où les encaissements sont plus faibles ou plus tardifs que prévu. Vous pouvez, par exemple, décaler un paiement client important ou réduire les ventes estimées d’une semaine de fermeture partielle. Ces hypothèses sont des tests, pas des prévisions certaines. Regardez le point le plus bas de la trésorerie et les dépenses qui peuvent être organisées différemment sans compromettre l’activité. Une tension ponctuelle et un déficit qui se répète n’appellent pas la même réponse. Partagez le tableau avec le cabinet suffisamment tôt pour examiner les causes et les options, plutôt que d’attendre qu’un paiement ne puisse plus être effectué.
Mettre à jour en quinze minutes chaque semaine
Le tableau devient utile lorsque vous remplacez les prévisions passées par les flux réalisés et ajoutez une nouvelle semaine à la fin. Notez les écarts importants : commande supplémentaire, règlement décalé, réparation ou achat imprévu. Gardez les catégories simples pour ne pas transformer l’exercice en seconde comptabilité. Vérifiez régulièrement que le solde du tableau se rapproche du solde bancaire retenu. Lors d’un rendez-vous avec le cabinet, concentrez la discussion sur les deux ou trois décisions qui changent le plus la situation. Vous disposerez alors d’un outil de dialogue concret, qui relie vos choix de boutique aux échéances financières à venir.